Champagnes GREMILLET

UNE SAGA FAMILIALE EXCEPTIONNELLE

 

L’Histoire de Gremillet fait partie de celles que l’on aime à raconter le soir à la veillée… Dans les années 60, une femme achète quelques ares de terre qui ne valent rien. Un terrain caillouteux à Balnots/Laignes, difficile à travailler, dont personne ne veut alors, situé sous la forêt, à flan de coteau. Une acquisition qui fera au mieux sourire. En 1973, elle lègue ses 30 ares à son fils, alors agent EDF. Pourtant Jean-Michel Gremillet a un rêve… devenir vigneron !

Les femmes ont parfois des prémonitions, de celles qui font les grands destins. En acquérant ces quelques ares de terre Lulu Gremillet ne savait pas qu’elle posait alors la première pierre d’une saga familiale exceptionnelle. A la fin des années 70, Jean-Michel Gremillet  « plaque» son métier d’agent EDF. Il achète quelques parcelles de terre supplémentaires pour compléter l’héritage que sa mère vient de lui offrir et plantes des vignes sur près d’un hectare, dont il vend le raisin au négoce. Néanmoins, cette solution ne le satisfait pas. Ce qu’il veut vraiment… c’est devenir vigneron. Qu’à cela ne tienne ! Il investit dans ses premiers pressoirs, des coquarts hydrauliques d’occasion, et commence à travailler à façon pour les vignerons voisins, tout en étiquetant 1000 bouteilles de champagne à son nom. Dix ans plus tard, il produit 20 000 bouteilles estampillées «Jean-Michel Gremillet».

 

Une affaire de famille

 

Le rêve de Jean-Michel et de son épouse Arlette prend forme et devient réalité. Au début des années 2000, le fils ainé de la famille, Jean-Christophe, qui travaille dans la finance, arrive à son tour dans l’entreprise. Pour appuyer son fils dans sa tâche, Jean-Michel Gremillet s’adjoint l’assistance d’un œnologue conseil Jean-Pierre Rodolphe Lédé. Ce personnage atypique, poète et auteur de l’ouvrage « Voyage dans ma bouteille », accepte de prodiguer ses conseils à la toute jeune entreprise. L’homme fonctionne au coup de coeur. Il lui faut de la sincérité. Dans la famille Gremillet, il est servi, on n’a pas le temps de « se la raconter ».

Jean-Michel Gremillet n’hésite pas à faire appel à cet « original » dont il connaissait la réputation et le savoir faire en matière de vin : "Il avait l’air d’un emmerdeur mais je l’aimais bien, je sentais qu’il avait du talent."

Avec Jean-Pierre Rodolphe Lédé, Jean-Christophe met en place les derniers gestes de l’élaboration du champagne : vinification, assemblage, tirage, élevage… assurant à l’entreprise familiale sa totale autonomie. En 2006, la petite dernière, Anne, prend en charge le marketing et la communication. Les conjoints respectifs des enfants, Karine et Stephane ne tarderont pas à les rejoindre pour former une famille au grand complet, unie autour d’un même projet : développer une entreprise moderne dans le respect d’un savoir-faire ancestral.

Et pourtant il faut vendre…

 

Au fil des ans, et sous l’impulsion des enfants, le vignoble s’agrandit pour atteindre désormais 42 hectares. Depuis les années 1990, les différentes étapes de la vinification, comme le remuage et le dégorgement, sont intégrés à l’entreprise, ce qui permet à la famille Gremillet de produire 300 000 bouteilles. Des bouteilles qu’il va falloir vendre…

Qu’à cela ne tienne, précurseur à l’époque au regard de sa taille, Jean-Michel Gremillet décide de se lancer dans l’export et c’est toujours une priorité de la maison. Très actif, il veut se créer une belle image et devenir une « marque » aux yeux des autres. Pour ce faire, il n’hésite pas à appeler les ambassades et les consulats de France à travers le monde pour les convaincre de servir son champagne dans le cadre de leurs réceptions de prestige. Et ça marche ! La maison Gremillet servant depuis une cinquantaine de légations françaises qui lui sont restées fidèles.

Son champagne est également sélectionné depuis 1997 pour célébrer tous les lancements de la fusée Ariane en Guyane.

Des compagnies aériennes comme China Airlines, United Airlines, Jakarta Airlines, Delta Airlines… l’ont référencé ces dernières années pour souhaiter la bienvenue à leurs passagers.

Grâce à l’ambition, au travail et à la volonté de ses fondateurs, la maison Gremillet connaît une croissance rapide. Non contente de produire, elle conserve également un statut de négociant. En effet, pour subvenir aux besoins des 500 000 bouteilles annuelles, Gremillet développe l’activité en amont par le biais d’approvisionnements en raisins, ce qui lui permet d’optimiser ses assemblages avec des chardonnays venus de Montgueux, Cramant ou Béton. Chaque année, 60 vignerons partenaires lui confient leur récolte, ce qui constitue un approvisionnement complémentaire de 50 ha.

Un domaine qui grandit

au fur et à mesure des opportunités

 

Rien n’arrête le désir de Jean-Michel Gremillet pour faire grandir son petit vignoble.

« Lorsque j’ai commencé à bâtir mon rêve, raconte ce dernier, j’étais dans la construction, pas dans l’ambition. C’est bâtir, créer, innover qui m’intéressait. Tant mieux si la réussite est là, mais ce n’est pas une fin en soi ».

Actuellement, le domaine de la famille Gremillet couvre une superficie de 42 ha dont 7 ha sur les collines du terroir des Riceys, et sur la commune de Balnot-sur-Laignes, à 45 km de Troyes. Planté dans le sol argilo-calcaire kimmeridgien, le même que celui de la Bourgogne voisine, le pinot noir domine à 94 %. Le reste de l’encépagement se compose de chardonnay. Les 51 parcelles sont exposées Sud, Sud-Est, et bénéficient de ce fait d’un ensoleillement maximal.

Les vendanges commencent généralement mi-septembre pour une dizaine de jours. Suivant les millésimes, chardonnay et pinot noir se partagent la priorité.

Conformément aux dispositions de l'appellation, la cueillette se fait exclusivement à la main, afin de préserver les baies intactes jusqu'au pressurage. 4 T de raisins, donnent 25,50 hl de moût. Le pressurage est fractionné entre la cuvée (20,50 hl) et la taille (5 hl). Les champagnes de la maison sont exclusivement issus de la première presse. Envoyés dans les cuves par pompage, après débourbage à froid de 24 h, les moûts font leur fermentation, d’abord alcoolique à 16°C, puis malo-lactique à 18°C jusqu’en décembre. En janvier, les vins sont soutirés puis collés avant un léger passage au froid, à - 0,5°C et une filtration tangentielle qui ne rejette aucun déchet. Autonome, l’appareil travaille la nuit, avec un débit lent de 10 hectolitres/heure.

Faire les choses bien

 

Au début du printemps suivant, on ajoute la liqueur de tirage, composée de vin clair, de levures et de sucres pour la seconde fermentation en bouteille, à 10°C en cave souterraine, et ce pour deux à trois mois, afin d’obtenir une grande finesse de bulles. Pour une meilleure complexité, l’élevage sur lattes dure au minimum 22 mois pour le brut dans année et jusqu’à 5 ans pour les grandes cuvées, alors que l’appellation ne demande que 15 mois.

Alors que la majorité des vignerons composent leur liqueur de dosage avec du moût concentré rectifié, Jean-Christophe Gremillet a choisi de déboucher spécialement des bouteilles de champagne pour concocter sa préparation. Toujours dans cette démarche de qualité poussée à l’extrême, il conserve ses vins de réserve à température constante, dans un local climatisé à 14°C.

« Il est préférable de tempérer le local plutôt que de refroidir les cuves, car, avec le temps et l’humidité, des moisissures peuvent s’installer, explique t-il ».

Au moment du dégorgement, les bouteilles sont soumises à un double examen :

• le « jetting » qui envoie une goutte d’eau sulfatée dans la bouteille avant bouchage, favorise l’expulsion de l’air pour obtenir un dosage en soufre plus homogène et favoriser une meilleure conservation du vin.

• La caméra de vision qui contrôle la turbidité, le volume et l’enfoncement et la qualité du bouchon.

Les bouteilles sont ensuite marquées au laser avec la date de dégorgement, la teneur en sucre, le type de champagne, les initiales de la personne responsable du dégorgement et l’année. Une traçabilité à 100 %.

Ce n’est que lorsque le vin et sa liqueur sont intimement liés, soit entre 3 et 6 mois après le dégorgement dont la date est indiquée sur les flacons, que ces derniers quittent enfin les chais de Balnot-sur-Laignes. Les vins destinés à un long voyage font l’objet d’un dégorgement spécial, effectué en dernière minute, pour protéger ces derniers des différences de température, compte tenu des heures de voyages.

Désormais les gammes des Champagnes Gremillet se partagent entre les « Classiques », à savoir des champagnes incontournables, des Sélections et des Rosés d’assemblage 70 % pinot noir, 30 % chardonnay ; les Purs Zéro dosage 50 % pinot noir, 50 % chardonnay et Blanc de Blancs 100 % chardonnay ; les Blancs de noirs 100 % pinot noir et les Uniques. L’unique est incomparable, voire exceptionnel. Seules les grandes années ou les vinifications particulières peuvent donner naissance à ces champagnes Uniques, 100 % pinot noir qui se déclinent en Rosé Vrai, en Millésime avec, en plus, une cuvée Evidence 100 % Chardonnay.

Et parce que le champagne n’est pas tout, la maison met en avant quelques spécialités avec le Ratafia champenois XO, le Rouge de Balnot 100 % pinot noir coteaux champenois et le Rosé de Riceys 100% pinot noir.

500 000 bouteilles sortent désormais des caves Gremillet à Balnots sur Laignes dans l'Aude (10).

En acquérant ces quelques ares de terre caillouteuse dont personne n'aurait voulu, Lulu Gremillet ne savait pas qu’elle posait alors la première pierre d’une saga familiale exceptionnelle.

Actuellement, le domaine de la famille Gremillet couvre une superficie de 42 ha dont 7 ha sur les collines du terroir des Riceys, et sur la commune de Balnot-sur-Laignes, à 45 km de Troyes. Planté dans le sol argilo-calcaire kimmeridgien, le même que celui de la Bourgogne voisine, le pinot noir domine à 94 %. Le reste de l’encépagement se compose de chardonnay. Les 51 parcelles sont exposées Sud, Sud-Est, et bénéficient de ce fait d’un ensoleillement maximal.

Rien n’arrête le désir de Jean-Michel Gremillet pour faire grandir son petit vignoble.

Tous vos succès méritent un Gremillet…

 

Une coiffe ascendante et son chemin de vie expriment désormais la philosophie Gremillet. Dès sa création, la maison ose la différence avec, en 2018, une coiffe qui se pare d’une découpe oblique. Cette découpe ascendante en parallèle du chemin de vie présent sur les coiffes vient renforcer ce dernier. Une illustration parfaite du chemin parcouru, de l’accomplissement de soi et l’élan vers l’autre en parfaite résonnance avec l’esprit maison qui porte un regard dynamique et optimiste sur l’avenir. Un design global harmonieux, contemporain et épuré qui accompagne le slogan de la maison « Tous vos succès méritent un Gremillet».

Marquer avec une coupe de champagne ces moments de la vie où l’on est fier d’avoir osé rêver et entreprendre, d’avoir créé ou accompli, d’avoir franchi des étapes et atteint un but, c’est l’image qu’Anne Gremillet souhaite donner de cette maison familiale où ambition rime avec passion, où le travail et l’esprit d’entreprise se conjuguent avec un savoir-faire et un esprit de perfection depuis 40 ans au service du champagne.

Conformément aux dispositions de l'appellation, la cueillette se fait exclusivement à la main, afin de préserver les baies intactes jusqu'au pressurage.

Le rêve de « clos » de Jean-Michel Gremillet

 

A seulement 50 m de la cave, le Clos Rocher s’étend sur plus d’un hectare planté en pinot noir. Cette enceinte protégé d’un muret, exposée Sud/Sud-Est, est l’un des rares clos de la Champagne auboise. Un rêve d’enfant pour Jean-Michel Gremillet qui, en 2012, lui a donné le nom de l’une de ses ancêtres : Charles (un prénom féminin au XVIIe siècle) Rocher. En 1855, alors âgée de 8 ans, elle avait posé la première pierre d’une maison du village qui appartenait alors à la famille Gremillet et sur laquelle on peut encore lire « Cette pierre à été posée par Charles Rocher âgée de 8 ans - 1855 ». Jean-Michel a pu en récupérer le vestige pour la mettre à l’entrée de son clos. Le clos abrite également une jolie cadole qui, loin des cabanes destinées à abriter les récolteurs, peut accueillir 8 à 10 personnes pour des repas gastronomiques privés ou la future dégustation de la cuvée Clos Rocher, face à la vigne qui l’a engendré, en 2019.

L’arborétum

 

L’ Arborétum des Vaucelles, en référence à son lieu-dit, est une idée originale portée par le fondateur, qui a souhaité planter 82 conifères de diverses origines, soit autant que de pays dans lesquels le champagne Gremillet est exporté. Un hommage rendu à ses débuts à l’export au début des années 80, aux nombreuses ambassades françaises à l’étranger, clientes historiques de la maison mais aussi un message de pérennité pour les générations futures.

Le clos abrite également une jolie cadole qui, loin des cabanes destinées à abriter les récolteurs, peut accueillir 8 à 10 personnes pour des repas gastronomiques privés ou la future dégustation de la cuvée Clos Rocher, face à la vigne qui l’a engendré, en 2019.

La maison se veut contemporaine, elle ne revendique pas une longue histoire comme c’est souvent le cas dans l’univers du champagne. Elle est au contraire fière d’affirmer sa jeunesse, sa construction pas à pas et sa croissance rapide. En 40 ans à peine, elle s’impose aujourd’hui parmi les plus belles maisons de son secteur. Elle transmet son succès, son ambition et sa volonté d’avancer à travers une gamme de champagne empreint de fraîcheur et d’élégance.

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